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Accouchement

Chaque naissance est différente. Elle dépend de beaucoup de facteurs comme le lieu de naissance, la santé de maman et de bébé, les personnes qui vous entourent,…

Les explications ci-dessous ne sont que quelques points de repère. N’hésitez pas à discuter de vos questions et inquiétudes avec votre sage-femme.

Quand vais-je accoucher ?

La date d’un accouchement est approximativement de 40 semaines. Elle est calculée à partir de vos dernières règles et des mesures prise à la première échographie. Un accouchement est défini comme normal si le travail et l’accouchement se déroulent entre la 37ème et la 42ème semaine de grossesse.

On peut vous parler de provoquer l’accouchement. Si on l’envisage, demandez à votre gynécologue ou votre sage‐femme de vous expliquer pourquoi et quels en sont les avantages et les inconvénients. En dehors de toutes raisons médicales, il est acceptable d’induire un accouchement à 41 semaines. A 42 semaines de grossesse, il est conseillé de provoquer l’accouchement.

Quand partir à la maternité ou maison de naissance ?

Si votre grossesse n’est pas arrivée à terme (37 semaines d’âge gestationnel), partez tout de suite en présence de pertes de sang ou de liquide et/ou de douleurs dans le ventre. Quel que soit le moment de la grossesse, vous devez également consultez quand vous avez l’impression que le bébé bouge très peu.

Dès le terme (entre 37 et 42 semaines), les signes de la mise en route du travail sont :

  • des contractions : un durcissement douloureux de l’utérus. Vous le sentez en posant votre main sur le ventre. Quand les contractions deviennent plus régulières (toutes les 5 minutes pendant deux heures si c’est votre premier bébé à toutes les 10 minutes pendant 1 heure si ce n’est pas votre premier bébé), et qu’elles augmentent en intensité, vous devez partir à la maternité.
  • la perte des eaux : si du liquide amniotique (transparent) coule par le vagin (un peu ou carrément « la flaque »), vous devez vous rendre à la maternité même si vous n’avez pas de contractions.
  • des pertes rosées ou de sang.

N’hésitez pas à téléphoner dans le service de l’hôpital ou à votre sage-femme lorsque vous êtes inquiète.

Que se passe-t-il à mon arrivée à la maternité ?

A votre arrivée à la maternité, vous êtes accueillie par une sage-femme. Elle vous pose des questions pour savoir comment s’est déroulée votre grossesse. Vous lui remettez votre dossier médical et les résultats d’examens si vous en possédez.

Elle vous examine pour connaître l’avancement du travail. Elle s’assure que votre bébé se porte bien en utilisant un monitoring ou en écoutant les battements de son cœur.

N’hésitez pas dès votre arrivée à lui faire part de vos souhaits et parlez de ce qui vous tient à cœur. Elle en tiendra compte dans sa manière de s’occuper de vous.

Si c’est une fausse alerte, vous pouvez rentrer chez vous. Passer de longues heures à la maternité n’est pas agréable. Vous serez plus à l’aise chez vous. La sage‐femme vous expliquera quand vous devrez revenir.

Vous pouvez être accompagnée à la maternité par la personne de votre choix. Il est acceptable dans certaines circonstances qu’une personne supplémentaire (professionnelle ou non) que vous avez choisie soit également accueillie lorsque sa présence vous est bénéfique.

Comment se passe le travail ?

Pendant les contractions, aussi appelé « le travail », la sage‐femme veille sur vous et votre bébé. Elle écoute les battements de son cœur ou utilise un monitoring pour enregistrer son cœur et les contractions. Vous pouvez à tout moment demander des informations sur ce qui se passe et poser vos questions.

Vous pouvez choisir la position dans laquelle vous êtes à l’aise. La sage-femme peut aussi vous conseiller des positions qui favorisent la descente du bébé. Vous pouvez boire durant votre travail aussi longtemps qu’aucune contre-indication médicale ne l’interdit.

Il n’est pas nécessaire de percer la poche des eaux quand le travail évolue spontanément. Elle se rompra par elle même au moment opportun. Dans certaines circonstances spécifiques, il arrive qu’on décide de percer la poche des eaux ou de vous placer une perfusion avec des médicaments. Ceux-ci servent à rendre les contractions plus régulières. N’hésitez pas à demander pourquoi on pose certains gestes.

Comment gérer la douleur ?

La sage-femme respecte vos choix posés et les éventuels changements d’option pendant l’accouchement pour autant que ce soit possible dans les limites de l’organisation des soins.

Pendant le travail, vous pouvez être soulagée de la douleur de différentes manières. La sage-femme vous montre les différentes possibilités : prendre un bain chaud, marcher, vous asseoir sur des ballons,…. Vous pouvez choisir ce qui vous convient le mieux et changer d’avis au fur et à mesure de l’avancement du travail.

Si vous souhaitez une péridurale, elle est mise en place par l’anesthésiste. Il s’agit d’un cathéter très souple placé dans le dos. L’injection de médicaments par cette voie diminue les sensations douloureuses liées aux contractions. Elle agit de la taille aux pieds. Il n’empêche que vous pourrez continuer à prendre certaines positions pour favoriser la descente de bébé dans votre bassin. La sage-femme vous place alors une perfusion et un monitoring. La péridurale reste en place pendant tout l’accouchement.

Comment se passe l’accouchement ?

Vous pouvez choisir la position qui vous semble la plus confortable pour pousser. Il est parfois possible d’accoucher en position assise ou sur le côté. Cette liberté de mouvement ou le choix d’une position peut vous aider à mieux supporter la douleur et à faciliter le travail des contractions. Dans certaines maternités, ce choix n’est pas toujours possible. Renseignez vous.

Si vous n’avez pas de péridurale, vous pouvez pousser quand le col est complètement ouvert et que vous en sentez le besoin. Avec la péridurale vous ne ressentez peut‐être pas le besoin de pousser. On peut attendre une heure que ce besoin vienne. Puis, la sage‐femme vous dira quand pousser si nécessaire.

Il y a différentes manières de pousser. Aucune n’est meilleure qu’une autre. Choisissez la manière qui vous convient le mieux. Parlez-en à la sage-femme durant la préparation à la naissance.

Il est inutile d’appuyer sur le ventre d’une femme qui accouche. Cela n’accélère pas la descente du bébé et n’est d’ailleurs pas sans risque pour le bébé et pour vous.

Une épisiotomie est réalisée si elle est nécessaire. Une préparation du périnée peut se faire durant la grossesse. Certaines sages-femmes enseigne le massage du périnée afin de réduire le risque d’épisiotomie et déchirure.

La délivrance est l’expulsion du placenta. Elle se passe en général en moins d’une heure après la naissance. Il est possible qu’on vous fasse une injection pour diminuer le risque d’hémorragie.

Qu’est ce qu’une épisiotomie ?

Lors du passage de la tête de bébé, il est possible qu’on réalise une épisiotomie. C’est une petite incision destinée à éviter la déchirure des tissus du périnée (tissus entre le vagin et l’anus).

Faire une épisiotomie n’est pas nécessaire pour tous les accouchements. C’est la sage-femme qui apprécie la nécessité d’en pratiquer une au moment même. Une déchirure naturelle est moins douloureuse et cicatrise d’autant mieux.

Après votre accouchement, si vous avez une épisiotomie ou une déchirure, la suture se réalise sous anesthésie locale sauf si vous avez déjà une péridurale.

Comment se passe l’accueil de mon bébé ?

Après la naissance, la sage-femme vérifie immédiatement que votre bébé se porte bien. Si c’est le cas, on vous le dépose sur votre ventre. Vous pouvez l’accueillir dans ce premier contact peau à peau et le serrez contre vous. On peut attendre jusque deux heures avant de le peser, de le mesurer et de prendre sa température.

Si vous le souhaitez, vous pouvez déjà allaiter votre bébé. La sage-femme vous aidera pour cette première mise au sein.

Si votre bébé va moins bien, l’équipe médicale va prendre soin de votre bébé.
Pendant les premières heures qui suivent l’accouchement, vous et votre bébé êtes surveillés attentivement.

Pourquoi faire une césarienne ?

Si l’accouchement par les voies naturelles n’est pas possible, vous allez donner naissance par césarienne. Il s’agit d’une opération qui se passe sous anesthésie péridurale ou rachidienne. Beaucoup de maternité ont une salle d’opération dans le quartier d’accouchement. Cela permet au papa d’être présent.

La césarienne peut être décidée avant le début ou au moment du travail. La décision est toujours prise pour des raisons médicales. N’hésitez pas à demander au gynécologue les raisons pour lesquelles il prend cette décision.

Si vous avez eu une césarienne pour votre premier enfant, vous pourrez accoucher naturellement pour la naissance suivante sauf si le motif de votre césarienne est que votre bassin est trop étroit pour un accouchement par les voies naturelles. Par contre, un antécédent de césarienne est pour les sages-femmes un motif de refus pour un accouchement ultérieur à la maison.

Il se peut que votre bébé était placé en siège ou qu’il y ait eu une souffrance fœtale pendant le travail ou un placenta prævia ou une pathologie importante empêchant l’accouchement vaginal. Ces situations étaient liées à votre première grossesse et ne se représenteront probablement pas pour votre grossesse suivante. L’accouchement vaginal est donc tout à fait possible.

Si votre bébé est en siège, la césarienne n’est pas absolument obligatoire. La naissance par voie basse ne sera acceptée que sous certaines conditions extrêmement strictes que votre gynécologue peut vous expliquer.

S’il s’agit d’une sage-femme, sachez qu’elle devra en référer à un gynécologue car les sages-femmes ne peuvent pas réaliser l’accouchement par le siège. Néanmoins, elle pourra vous donner quelques petits conseils (techniques posturales, haptonomie,…) qui parfois favorisent le changement de position de votre bébé.
Le gynécologue peut aussi vous proposer une version par manœuvre externes qui se fait, en milieu hospitalier, sous contrôle médical.